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La Fibre Solidaire
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Calendrier 2017 des évènements où l’association « La Fibre Textile » sera représentée avec son projet « Pédaler pour la Paix »

En 2017, la FIBRE TEXTILE avec son projet PÉDALER POUR LA PAIX, soutient des éleveurs ovins du village d'Ixtenco au Mexique.
 Le village a des racines indiennes otomies, il est situé à 2500 m. d'altitude, à l'Est de l’État de Tlaxcala, avec un climat tempéré.
Élevage ovin et culture des grains de base sont les activités principales (haricot, fève, avoine, blé et grande variété de maïs locaux)
Une autre spécialité est la broderie pepenado, de tradition otomie. Les moutons étaient jusque là élevés pour la viande, depuis peu les habitants veulent valoriser la laine pour profiter de cette ressource.
Une vétérinaire les accompagne : en 2016, accueillie solidairement en France par des bénévoles (éleveurs, artisans), elle apprit à traiter la toison (de la tonte aux fils et tissus prêts à l'emploi, en passant par la teinture végétale).
Revenue au village, elle contribue à former les personnes intéressées à cette nouvelle activité.

Les villageois, déterminés, ont ces objectifs :
* partager leur expérience avec d’autres producteurs ovins de la région.
* se former en continu aux techniques et sur les plans administratifs et financiers.
* établir des contrats d'achat et de vente avec des personnes de la région et de l’État de Hidalgo.
* créer un atelier pour le travail de valorisation de la laine.
* s'allier avec d'autres producteurs ovins et des institutions éducatives.
Les besoins matériels pour l'atelier (outils et machines pour tondre, carder, filer, teindre, récupérer l'eau de pluie, chauffe-eau solaire…) sont évalués par  les  villageois  à  113,100.00  MXN  (peso mexicain) soit environ 5000 €.
La vente de nos écheveaux filés bénévolement contribue au projet des villageois de faire de la laine de leurs moutons une nouvelle ressource améliorant la vie de la communauté.

Recherche de soutien pour le projet d’aide aux Bergers de Gya (Ladakh).
Projet soutenu par le village de Gya, Himalayan Film House, et Tisser la Paix.

En 2016, notre association La Fibre Textile, est heureuse de soutenir également ce projet, grâce aux fonds récoltés dans le cadre de notre projet Pédaler Pour la Paix. Christiane Mordelet, présidente de Tisser La Paix, nous a transmis ce texte pour expliquer ce projet, que je partage avec vous.

Genèse résumée du projet

A l’occasion d’un premier voyage en Himalaya en 1981 , Christiane Mordelet , alors enseignante en sciences physiques, titulaire d’une maîtrise de l’environnement, d’un DEA en isolation appliquée à l’architecture solaire, d’un brevet de météorologie, d’un CAP de mécanique automobile, découvre le LADAKH (district de l’état du cachemire indien), et passe 6 mois à enseigner l’énergie solaire ( murs Trombe, et cuisson solaire) dans 2 écoles ladakhies.
De retour en France, elle décide d’impliquer ses élèves dans un projet de construction de cuiseurs solaires pour le Ladakh, et elle est la première enseignante de France à emmener ses élèves en Inde, pour  qu’ils réalisent ces cuiseurs avec leurs correspondants sur place, à Leh.
1983, 1984, voient le premier échange scolaire entre la France et le Ladakh.
C’est aussi la naissance de l’association « Tisser la paix ».

30 ans ont passé. Christiane Mordelet n’a cessé de faire découvrir à ses élèves des cultures peu connues. Plus de 1000 élèves ont participé à ces rencontres, avec le Ladakh, la Mongolie, le Groenland , le grand nord canadien , le Chili , ….
Sa formation de vidéaste lui a aussi permis de faire connaître ces échanges sur différentes chaines de télévision ( A2 , FR3 , C+ , ) et radio (France inter).
Depuis 2007, elle est à la retraite ce qui lui permet de consacrer tout son temps en direction de la Mongolie et du Ladakh où elle travaille 5 mois par an avec Stanzin Dorjai , du village de  Gya, seul réalisateur de documentaires du Ladakh .
Ensemble, ils ont déjà réalisé 5 documentaires sur les changements climatiques et sociaux que subit le Ladakh depuis 10 ans et les drames vécus par ces populations dans ce désert de haute altitude à l’écosystème si fragile. Ces films ont été diffusés sur Ushwaia, ARTE, la 5 , FR3 , et ont reçu de nombreux prix en festivals , en France et à l’étranger ( Canada , Hongrie , Suisse ).
Ils présentent leurs films en conférences  afin de sensibiliser le public et les scolaires sur les drames qui se nouent dans ces régions, victimes innocentes de ces modifications climatiques.

« Tisser la paix » tente de répondre aux demandes des habitants, devenus des amis au fil des ans .
Et depuis 5 ans nous nous centrons sur le petit village de Gya, situé à 4500 m d’altitude , village de 500 âmes, un des derniers villages de paysans et d’éleveurs .  Situé à l’écart des itinéraires de trekking , son économie n’a pas encore été touchée par le tourisme et agriculture et élevage y fonctionnent encore en symbiose parfaite :
L’élevage (chèvres, moutons, yacks , chevaux) apporte les engrais organiques aux champs.
L’agriculture (orge et petits pois et quelques légumes ) apporte nourriture aux humains et animaux.
Cependant, l’attrait de la ville ( Leh , 15 000 h , à 75 km ) commence à se faire sentir . Les enfants sont scolarisés, en internat le plus souvent, et les jeunes qui ont fait des études (souvent fort brillantes ) quittent le village pour du travail dans le privé ou dans le public à la ville .
La population du village vieillit, les bergers sont de moins en moins nombreux ( les plus « jeunes » ont 50 ans ) .  Pourtant ce métier intéresse les jeunes, mais les conditions de vie sont trop difficiles sous la tente par -30°C .
Lors d’une de nos dernières réunion au village de GYA, nous avons relevé dans le village un désir très fort de sauver ce travail (la fin des bergers marquerait automatiquement la fin du village ), les gyapas sont prêts à se remuer pour sauver ce village qui est le plus vieux village du Ladakh, tant qu’il est encore temps.
Alors nous avons décidé, nous aussi, de mobiliser notre énergie pour les aider à maintenir cette activité pastorale, en construisant sur les emplacements d’hiver, des bergeries en dur.
Il y a 10 bergeries à construire, le coût de chaque bergerie étant de 2000€, le total serait de 20 000€.
Stanzin Dorjai et Christiane Mordelet , travaillent depuis 3 ans sur un nouveau film pour Arte : « TSERING, Bergère au Ladakh ». Un film de 90 min pour les salles de cinéma est aussi engagé. (Ce film est passé sur ARTE récemment, certains d’entre vous ont pu le voir).
Ils ont déjà , en un mois de conférences , collecté de quoi construire 2 bergeries , mises en œuvre à l’été 2015 , les gyapas s’étant engagés à fournir main d’œuvre et animaux ( chevaux , yacks ) sous la direction d’un architecte spécialisé en énergie solaire ( pour un habitat solaire passif )  ( qui offrira un confort maximum en hiver aux humains et aux animaux ) .  Et une bergère de Savoie nous a fait don de 2 parcs électriques solaires .
Il nous reste à trouver 16000 €
Nous pourrons remercier les sociétés prêtes à s’engager dans ce projet au générique du film.
C’est pour ce projet que nous faisons appel à tous ceux qui de près ou de loin, sont touchés par les filières lait ou laine de haute altitude, qui seront simplement émus par l’histoire de Tsering la bergère des glaciers.
Remarque : la laine pashmina ( cachemire ) des chèvres  vivant a plus de 5000 m est la plus fine du monde , et est donc particulièrement recherchée , malheureusement , très mal payée pour l’instant . Nous recherchons aussi des filières «  laine équitable ».
Christiane Mordelet.

Calendrier 2016 des évènements où l’association « La Fibre Textile » sera représentée avec son projet « Pédaler pour la Paix »

En 2016, la FIBRE TEXTILE avec son projet PÉDALER POUR LA PAIX, en lien avec l'association TISSER LA PAIX, soutient la construction de bergeries dans le village de GYA au Ladakh.
GYA, à 4500 m. d'altitude, 500 habitants, est dans la région un des derniers villages de paysans et d'éleveurs : élevage et agriculture s'y complètent pour assurer la subsistance de tous. L'élevage (chèvres, moutons, yaks, chevaux) fertilise les terres, l'agriculture (orge, petits pois, quelques légumes) nourrit humains et animaux.
Mais cet équilibre est menacé : les bergers vieillissent, leurs conditions de vie l'hiver sous tente par – 30° rebutent les jeunes partant étudier en ville (LEH, à 75 km).
La fin des bergers serait la fin du village, le plus vieux du Ladakh : ses habitants sont nombreux à vouloir le sauver en améliorant les conditions de l'activité pastorale pour la garder vivante.
Les gyapas se sont engagés à offrir main d’œuvre et animaux pour construire des bergeries en dur sur les emplacements d'hiver, avec un architecte spécialiste d'énergie solaire (habitat solaire passif : meilleur confort pour humains et animaux).
Les habitants de GYA et l'association TISSER LA PAIX ont démarré la construction de bergeries solaires, deux sont réalisées et les deux bergers qui les habitent déjà sont "… au paradis". Deux autres sont en route, le projet en prévoit encore dix.
La vente de nos écheveaux filés bénévolement aidera leurs efforts pour maintenir et développer un mode de vie respectant l'environnement et les ressources.
Texte détaillé du projet et nouvelles de ses avancées visibles sur le site :
http://www.la-fibre-textile.com/

En 2015 avec son projet « Pédaler pour la Paix » et en lien avec l'association « Trièves-Palestine », la Fibre textile a soutenu des femmes palestiniennes brodeuses et couturières du village d'Al Massarah.
Elles se sont regroupées pour travailler ensemble à l'amélioration de la vie de tous.
Leur association « les Roses de Palestine » a indiqué l'utilisation décidée pour le 1er versement qui leur est parvenu, issu de la vente de nos écheveaux :

- achat de matières premières (fils, tissus, aiguilles) pour produire de nouvelles broderies
début de construction d'une salle réservée pour leur travail dans le centre commun qui les accueille
créer un catalogue présentant les images en couleur des broderies, et leur prix, pour permettre les commandes à partir du catalogue
- créer des dépliants de présentation des Roses de Palestine pour distribution aux personnes intéressées
- couvrir frais de transport et de repas de 15 femmes des Roses de Palestine pour suivre des cours de formation sur l'art de la broderie (5 jours de 4 heures)
- achat d'un four à gaz (pour les repas sur place des journées continues de travail)
- dédommagement des femmes des Roses de Palestine pour leur travail manuel

Les objectifs des Roses de Palestine sont
-       construire une salle pour que les femmes puissent travailler dans ce local et puissent conserver leurs broderies en lieu sûr à l'intérieur
-       respecter le calendrier de commande et les délais 
-       Réaliser des broderies de haute qualité

Un deuxième et dernier versement est en cours d'acheminement pour êtreutilisé dans le même esprit, probablement en partie pour avancer la construction de leur salle et améliorer leurs conditions de travail.

Les Roses de Palestine ont envoyé à la Fibre textile
« un petit tableau brodé en remerciement pour votre aide financière et votre soutien »
et nous les remercions pour leur obstination dans leur recherche de paix.

En 2013, La Fibre Textile, grâce à son projet Pédaler Pour la Paix, a soutenu les habitants de Khaldar, village du Népal, d'où vient Khadgé, qui était notre contact en France. Les fonds récoltés avaient notamment permis d'acheter des cardes pour le coton. Nous avions rencontré des artisans de ce village à l'occasion de la manifestation Voyage Textile qui a lieu chaque année à Chinon, et au cours de laquelle nous avions eu le plaisir de leur offir ces cardes, et d'échanger avec eux. Ce village a malheureusement été dévasté lors du séisme récent qui a eu lieu au Népal. Vous trouverez plus d'informations dans l'article ci-joint, qui est un appel à la solidarité. Nous pensons bien à eux et vous remercions d'avance pour l'aide que vous pourrez apporter

Séisme au Népal : le cri de douleur de Khadga

Bouleversé par les dégâts causés par le séisme dans son village natal, un Népalais de Chinon en appelle à la solidarité. Mousson oblige, il y a urgence.

Accédez à l'intégralité de cet article sur www.lanouvellerepublique.fr

En 2015 l'association la FIBRE TEXTILE avec son projet PEDALER POUR LA PAIX en lien avec l'association TRIEVES-PALESTINE soutient des femmes du village d'Al Ma'asara, les ROSES DE PALESTINE, dans leurs activités textiles.
Les ROSES DE PALESTINE améliorent la vie des habitants en vendant leurs travaux : couture, broderie, et peut-être aussi feutre à l'avenir. Elles regroupent déjà une centaine de femmes de 5 villages différents qui brodent et cousent chez elles ou ensemble, au centre Al'shmoh.
En cherchant à maintenir et développer la production, la formation mutuelle et la solidarité, les ROSES DE PALESTINE tissent de solides fils d'espoir, non seulement avec familles et voisins, mais aussi beaucoup plus loin, avec tous ceux qui les soutiennent dans leurs efforts.
La vente de nos écheveaux filés bénévolement les aidera en 2015
- à s'approvisionner en matériel (fils, tissus, machine à coudre, ordinateur portable)
- à développer leur formation et la commercialisation de leur artisanat (par exemple à Bethléem)
C'est une modeste participation à leur recherche de paix juste.

La Fibre textile à la Fête de la laine de Crest  les 7 et 8 février 2015 : de nouveau un très beau moment de rencontres, d'échanges, de découvertes, de générosité et de nombreux autres trésors de vie.
Nous étions six/sept  fileuses en tout sur les deux jours, pouvant ainsi nous relayer pour admirer le travail des exposants :  beaucoup d'idées neuves et de matières diverses, fibres cardées en nappe, peignées en mèche, ou transformées :  objets, vêtements, beaux, astucieux,  confortables, classiques ou originaux…
Dans le coin bibliothèque on pouvait voir photos et textes sur la cardère et de nombreux documents textiles, et dans la cour intérieure des animaux vivants, bien abrités du froid : moutons, alpagas, etc.
Le couloir de l'ATELIER  montrait la laine de plusieurs moutons et les transformations et utilisations possibles…
Durant ces jours chaleureux nous avons dit le bel aboutissement du projet « Pédaler pour la paix »de 2014 au Burkina Fasso aidant la formation de tisserandes,  et le début de celui de 2015 en Palestine aidant des brodeuses et couturières à acheter fils et tissus : très intéressés et très généreux , les visiteurs ont  sérieusement diminué notre provision d'écheveaux !
Les brochures de la Fibre enfantine ont été comme d'habitude très feuilletées et admirées, trois achetées.
Pendant la fête et au remballage, plusieurs  exposants nous ont offert de beaux cadeaux pour le projet : fibres à filer, en nappes cardées ou  mèche ruban : nous les avons partagées pour les filer, pas d'arrache-pied mais presque ! il en reste pour qui en veut.
Autre cadeau de visiteurs : si leur projet se réalise, une invitation à venir filer la laine avec notre projet dans une animation culturelle et patrimoniale sur la laine, le chanvre et le cuir à Aussois fin juillet.
Ouverture sur le futur : un groupe Sud-Est  de la Fibre textile  pourrait bien voir le jour à  l'automne...
Merci Toison d'art et ATELIER pour tant de belles rencontres !
Aurélie, Johanne, Marie, Olivia, Sedna, Véronique
http://latoisondart.blogspirit.com/
http://atelier.laine.pagesperso-orange.fr/


Un plaid pour Pédaler pour la paix

Le groupe d’échanges Normandie a travaillé en 2013 et 2014 à la réalisation d’un plaid tricoté au profit de la fibre solidaire. Les points de tricot très originaux nous ont été communiqués par Katia. Certains de ces points nous ont donné du « fil à retordre » en bousculant un peu  parfois nos habitudes de tricoteuses ! Nous avons été étonnées du résultat et ravies d’avoir perfectionné notre technique.
Voici quelques photos de ce plaid en cours de réalisation et quasiment terminé.
Le  plaid fera l’objet du premier lot de la loterie organisée pour Pédaler pour la paix afin de soutenir ses projets.
Le tirage de la loterie aura lieu lors du week end de l’Assemblée Générale de La Fibre Textile qui se tiendra les 24 et 25 janvier prochains lien album photos - lien doc pdf


PROJET D'AUTOPROMOTION DES FILLES ET FEMMES DÉSCOLARISÉES DE HUIT VILLAGES
DE LA PROVINCE D'OUBRITENGA (BURKINA FASO)
À TRAVERS LE TISSAGE ET LA TEINTURE

En 2014, la FIBRE TEXTILE et PÉDALER POUR LA PAIX soutiennent avec l'association TERR'ESPOIR au Burkina Faso  un Projet d'autopromotion des filles déscolarisées de 8 villages de la province d'OUBRITENGA à travers le tissage et la teinture.
Nombreuses sont chaque année les filles de plus de 16 ans abandonnant l'école ou n'ayant jamais connu scolarisation ni apprentissage d'un métier.
Après alphabétisation de ces jeunes, ce projet permettra de les former en tissage et teinture, pour qu'elles se dotent d'une activité les aidant à sortir de la pauvreté.
Ce projet vise la formation de 16 filles de 8 villages (deux par village) en tissage et teinture, avec dotation du matériel nécessaire : ensuite chacune dans son village respectif en formera d'autres.
Burkina Faso : pays sahélien au cœur de l'Afrique de l'Ouest.
Population : environ 14 millions d'habitants en 2006, vivant environ à 80% en milieu rural (agriculture, élevage, artisanat, commerce).
Accès difficile aux infrastructures socio-économiques, hydrauliques, sanitaires et éducatives : enclavement de certaines zones, faible revenu des paysans : moins d'un dollar par jour pour des millions de personnes...
Scolarisation dans la province :  taux brut en 2011 : 45,95 % (51,26 % hommes, 40,38 % femmes) 3 enfants sur 5 ne sont pas scolarisés, 4 enfants sur 10 abandonnent l'école pour divers motifs,
60 % des élèves n'ont pas accès au collège en fin d'études primaires. Chaque année on estime à 20% le taux de filles abandonnant l'école. Pour certaines c'est dès la première année de leur scolarisation.
Coût total du projet : 3.842.600 francs CFA = 5.866,6 € - Apport des bénéficiaires : 1.006.600  francs CFA = 1.536,8 € - Financement demandé : 2.796.000 francs CFA = 4.268,8 €
Lieu d'exécution du projet : village de Tangzougou - (avec formateurs du Centre artisanal national)
Bénéficiaires du projet : les 16 jeunes filles et femmes formées, et ensuite l'ensemble de la population des villages concernés et environnants, les élèves, car les revenus des activités de tissage et teinture
seront investis  pour améliorer les conditions d'études des enfants.
Extraits de messages envoyés par l'enseignant burkinabé correspondant du projet :
19 mai 2013
« ...on entre bientôt dans la saison des pluies... »
« ...le bâtiment [de l'école] n'a pas de toiture donc impossible de faire cours pendant la saison des pluies. »
19 juillet 2013
« ...il fallait voir la joie de ces femmes... concernées par notre projet commun de tissage, on a même assisté à quelques pas de danse »
Cette approche s'inscrit dans une vision globale :
APPRENDRE À PÊCHER ET NON DONNER DU POISSON

Les stagiaires
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Carnet de voyage au Népal  (automne 2013)

Après un voyage de 12/13h d’avion et une escale à Delhi ( Inde), des formalités un peu longues à la frontière, nous sommes accueillis chaleureusement à la sortie de l’aéroport de Katmandou par Floriane                 ( appelée ici, Kamala, fleur de Lotus) sa fille Kali, la sœur de Khadge, Lasa, son mari Ashish et leurs deux enfants, Dawa (la lune) et le petit Mingma. Nous recevons autour du cou, nos écharpes traditionnelles de bienvenue accompagnées de nombreux « Namaste »
Nous prenons le taxi à 8 personnes pour aller à la guest-house, bien conviviale dans un quartier calme et après une petite pause autour d’un « hot lemon » nous dégustons un très bon repas typique dans un petit resto.
Le lendemain, après avoir mangé chez Lasa où son autre sœur « Piende » nous rejoint, nous partons pour le village des parents, Khaldar : un 1er bus , pendant environ 1h, nous arrête dans une petite ville pour faire les courses indispensables ( légumes, papier wc, parapluie…) puis nous trouvons un petit bout de place dans un 2ième bus encore plus bondé, pour une autre heure. Ensuite, une montée  pendant une bonne heure, à pieds nous attend pour rejoindre le village …un peu difficile surtout quand on est chargé et qu’il fait bien chaud.
Super accueil chez les parents puis connaissance d’une partie de la famille et même du village. La maison est au cœur du village et est bien confortable sur ses deux étages. A coté, il y a l’ancienne maison familiale. Un tuyau d’eau arrive dans la cour et de l’eau arrive seulement, matin, midi et soir. La maison est toujours pleine avec la famille, les amis. Nous dégustons les plats locaux : le dalbat avec riz, lentilles et légumes, concombres frais en tranches, des fruits, du maïs grillé … ici, nous mangeons et buvons (de l’eau) tout le temps.
Avec Lasa, nous allons en haut de la montagne voir le vieux champ de coton mais surtout les nouvelles plantations des « Kapass ou Kapé » (en tamang) qui produiront dans quelque mois. Puis nous faisons un tour pour découvrir l’ancien cimetière où sont incinérés les morts.
Ensuite nous avons assisté à des prières bouddhistes près de la stupa « chorten » du village et le soir, près de la fontaine principale. Beaucoup d’adeptes y participent mais surtout des femmes. D’autres viennent faire des offrandes et assisteront à la distribution du soir : des beignets qui sont faits pour cette occasion. Le père de Khadge officie avec deux autres Lamas.
Nous sommes accueillis par beaucoup de villageois, connaissant Floriane « Kamala » qui a beaucoup de succès avec sa petite « Kali ». Les gens sont curieux de nous connaitre  Pour eux, l’oncle et la tante « Ani, Achang » sont des personnes très importantes dans les familles. Nous avons même pu assister à une soirée de mariage.
Le lendemain, nous décidons de faire les courses au village du bas « Mangaltar » normalement pour un aller et retour rapide mais cela ici, ce n’est pas possible car arrivés en bas, nous allons chez la cousine de Lasa et là, accueil, connaissance des uns et des autres, visite de l’atelier de couture, achat des courses et de quelques coupons de tissus traditionnels, repas de pâtes népalaises, bains des petits enfants, arrosage du champ familial de riz (travail habituel de la maman qui descend tous les jours pour ouvrir des vannes pour l’irrigation) et enfin, nous remontons doucement, à cause de la chaleur avec un nouvel arrêt dans une maison pour se désaltérer.
Le soir, Lasa et Kamala font le tour du village pour inviter tous ceux qui veulent participer le lendemain à une rencontre autour du projet pour nous montrer les outils et les savoir-faire dans les différents processus du travail du coton. Déjà, les parents de Khadge  avaient sorti leurs « charkha et égraineuse » et les écheveaux de la maman qu’elle a filé avec des fibres de coton d’Inde qu’elle achète au village d’en bas car leur plantation personnelle n’est pas encore suffisante.
Au rendez-vous du lendemain, une trentaine de femmes se déplacent et tout de suite, les discussions et les propositions fusent. C’est très émouvant de vivre cette effervescence. Quelle ambiance !! Tout le monde à son mot à dire et personne ne s’écoute …Quelques unes essayent d’organiser, proposent … Floriane impulse, traduit, écoute les unes et les autres…fait aussi des propositions. Les choses se définissent et une douzaine de personnes disent savoir filer mais n’ont pas de rouets. La décision fut prise, d’en faire fabriquer d’autres par le menuisier du village et là ce sont les hommes qui s’organisent…mesurent, visitent la scierie, discutent avec le menuisier et Marc pour la construction et la réparation des «  charkhas ».
Les femmes décident que les rouets seront la propriété de l’association du « groupe de femmes » et décident de se réunir 1h /jour dans une salle communale pour filer ensemble et apprendre à ceux qui ne savent pas. Une vingtaine de personnes veulent s’investir dans ce projet. Tout l’après midi, chaque femme s’essaye au rouet de la maman de Khadge, le seul en état de marche, pour l’instant.
Ce fut une rencontre mémorable remplie de paroles et de rigolades…des moments très forts où Floriane traduit à l’ensemble du groupe le texte du projet « Pédaler pour la Paix » de notre association «  La Fibre Textile » et là tout le monde écoute et chacune se rend compte que chaque roupie (monnaie du Népal) reçue, correspond au travail solidaire et bénévole de fileuses en France. Cela leur donne la motivation de transmettre ce savoir-faire textile et la volonté de se trouver une filière pour la vente de leurs produits finis.
Le lendemain, nous décidons de nous rendre dans un autre village, à « Kimding » donc descente au village du bas, bus puis remontée à pieds d’une heure pour déguster un délicieux repas fait par la tante de Lasa. Pendant ce temps là, nous observons l’oncle, lui aussi Lama qui confectionne des « runga » ou « boutis » en enroulant des « tankas » où il a imprimé lui-même des mantras sur du papier népalais avec une pièce de bois qui a été sculpté depuis plusieurs générations. Puis nous remontons dans le village du haut pour visiter une femme qui tissait, il y a encore cinq ans. Son métier à tisser, stocké dans le grenier, est en pièces détachées et bien abimé, bien difficile de s’imaginer comment cela fonctionnait. Elle nous montre ensuite un magnifique rouet sculpté et une égraineuse très belle avec quelques outils de tissage (navette … outils pour les lisses …). L’échange a été intéressant car elle nous a expliqué son travail en manipulant les outils pour le filage (égraineuse, rouet … ) nous redescendons chez la tante qui nous offre un repas pour attendre Lasa puis reprendre le bus. La crevaison entraine  une nouvelle attente pour le changement de roue sur ce bus qui était  vraiment dans un état déplorable mais ça roule donc «  pas de problème »                                                                                                                                                                                                             Après la remontée dans le village (dur…dur…heureusement, c’est le soir et nous sommes à l’ ombre) nous rendons visite à Rashi, femme qui a vraiment envie de s’investir beaucoup dans le projet et a pris souvent la parole pour organiser le groupe de femmes. Elle nous montre ce qu’elle a fait en tricot lors d’une formation qui avait réuni 20 personnes à l’initiative d’une association hollandaise pendant 6 mois mais qui n’a pas eu de suite car les femmes ne savent pas où vendre ce qu’elles produisent; ce manque de suivi a entrainé l’abandon de ce projet. Elle, son souhait serait de filer avec d’autres le coton  du village et de le tricoter. L’objectif serait donc de trouver une filière pour la vente des produits réalisés par les membres du groupe => la balle est lancée dans le camp de Floriane et Lasa qui vont réfléchir à des possibilités avec des commerçants de différentes villes du pays.
L’après midi, nouveau rassemblement de fileuses avec trois anciens rouets, tous droits sortis des greniers et aussi d’autres en pièces détachées que le menuisier s’est proposé de réparer. Ces femmes se regroupent soit pour apprendre soit pour montrer pour les plus expérimentée ; D’autres font des essais de tricot, de crochet avec ce coton filé main et apprennent avec moi, différents points et discutent de créations possibles, adaptées à ce fil. Mais, il faudra aussi appréhender l’apprentissage du retors en adaptant des outils. Une visite chez le menuisier permet de finaliser les nouvelles commandes de 15 rouets pour l’association donc discussion avec Marc et le père de Kadge sur différentes techniques (fusaïole qui doit s’enlever) et les adaptations pour le retors grâce à la présence et la traduction de Floriane qui s’engage totalement dans ce projet et n’arrête pas de stimuler, d’écouter les propositions, traduire pour Marc et moi, pour les fileuses, le menuisier. C’est notre lien indispensable mais elle est bien fatiguée en fin de journée.
Après cette semaine si  riche en émotions, retour vers Tamel près de Katmandou mais, l’aventure nous attend à Mangaltar, au village du bas. Beaucoup d’attente puis déception, pas de car aujourd’hui à cause d’une grève. Alors le choix a été de monter derrière dans un camion au milieu des chèvres. Pourquoi pas, cela nous rappelle nos voyages au Pérou et ainsi nous pouvons admirer le paysage magnifique des montagnes jusqu'à ce qu’une averse trouble notre plaisir et la pluie nous oblige à nous abriter sous une bâche. Chose que nous n’avions jamais fait et cela vaut le détour.
Nous arrivons malgré tout à la ville  pour faire quelques achats d’artisanat mais rechercher surtout des filières pour le fil qui sera filé main au village et dans deux magasins qui font du coton organique, Floriane parle avec enthousiasme du projet du village autour du coton.
Cette petite pause de quelques jours nous permet de téléphoner à la famille en France, d’aller sur internet, se repérer dans le quartier et de retrouver des amis de Floriane et Khatge comme « Pemba ». Nous nous régalons dans des petits restos typiques et partons à la recherche de tissus pour confectionner des       «  kurtas »vêtement typique des femmes népalaises. Lasa nous conduit dans un entrepôt et là, toutes les trois, nous fouillons dans trois pièces entièrement remplies de tissu. Quel régal !! Notre objectif est aussi de préparer l’exposition «  Voyage Textile »  à Chinon sur les fibres et les vêtements traditionnels du Népal.
Nous en profitons aussi pour faire un peu de tourisme en allant voir le marché d’Asan et les temples de « Durbar Square » C’est impressionnant ce fourmillement autour de ce magnifique patrimoine, entre ceux qui vendent, ceux qui prient, ceux qui font des offrandes. Floriane connait les bons coins et nous permet d’acheter : épices, colliers, thé … dans les bons endroits. Nous naviguons avec attention entre les motos, les rickshaws…Nous n’avons pas assez de nos deux yeux pour voir toute cette diversité.
Nous continuons notre périple vers Pokara, voyage très long (toute une journée) car la route est en travaux et le reste est bien abimé. Nous sommes contents de trouver rapidement un hôtel pour nous reposer avant de prendre nos repères en faisant une balade au bord du lac. C’est super ! Nous sommes dans une partie de la ville qui est remplie d’hôtels car, c’est de là que partent les treks pour l’Annapurna .Alors, le lèche-vitrine s’impose pour admirer les produits artisanaux mais spécialement dans une boutique de commerce équitable que Floriane avait repéré. Ce sont des produits, en coton tissé main et teint souvent végétalement , très beaux et bien finis. Nouvelle discussion avec l’enthousiasme de Floriane qui développe à nouveau le projet du village mais là, ce qui est intéressant, c’est que Lasa participe et commence à se rendre compte de nouvelles possibilités et perspectives pour tous ses proches. Le commerçant nous invite à visiter l’atelier qui est dirigé depuis trente huit ans par sa mère pour aider les personnes en difficulté. Il y en a 400 qui travaillent actuellement avec une liste d’attente importante.
La visite du lendemain, nous permet de rencontrer les tisserandes, les couturières et les teinturières. Un accueil chaleureux par la responsable autour d’un thé, permet de mieux connaitre leur projet et de penser qu’une collaboration entre les deux projets pourrait se faire. Après le repas traditionnel, nous allons sur une petite  île en bateau au coucher du soleil !
Plus tard, nous décidons de monter à Savanghot pour voir les Anapurnas mais les nuages cachaient un peu ce magnifique panorama. Sur le chemin, nous admirons le tissage (métier à pédales) d’étoffes qui sont tissés comme une tapisserie très fine avec des couleurs très vives. Puis nous allons à l’assemblée générale de W.S.D.O.( womens skills développement organisation ) , fête pleine de vie et de couleurs ( surtout rouge et vert : saris des femmes ) journée de rencontres et de joie entre tous les travailleurs des ateliers .Discours , repas, et danse ont animés ce moment où nous avons reçu un super accueil . Encore un moment mémorable !
Au musée des montagnes, nous découvrons les différentes ethnies du Népal autres que les Tamang et les Newar : leurs habits, leurs outils … mais aussi toutes les grandes expéditions de l’Everest et des Annapurnas avec l’évolution de l’équipement. Restauration dans le parc puis visite d’un atelier de tapisserie dans un camp de réfugiés Tibétains.
Nous décidons après quelques jours de repartir : Lasa vers Katmandou et nous, vers un petit village médiéval à deux heures de Pokara : Bandipur. Cela fait du bien ce calme après l’agitation de la ville. Bien pittoresque dans un paysage de montagne en haut d’une corniche et nous faisons des balades dans et autour de ce sympathique village. Cela a été aussi l’occasion de visiter un élevage de vers à soie à « Silk worm farm » .
Après une journée de bus local, nous arrivons à Bhaktapur, banlieu de Katmandou où nous apprécions cette belle ville médiévale avec des ballades au milieu des temples , des belles maisons en brique aux toits d’ardoises. Nous visitons aussi des ateliers de tissage dont celui de Rasmaya, qui tisse 15 mètres par jour et 500 m par mois de tissu traditionnel  (noir/rouge/doré)utilisé pour les saris des femmes âgées. Nous sommes aussi reçus par Sanu Keshar qui nous amène dans son entreprise textile qui compte 32 personnes. Il a plein d’idées et crée en permanence de nouveaux « designs » en développant la coopération et le commerce équitable avec d’autres responsables d’ateliers artisanaux de son pays.
Pour la dernière semaine de notre voyage, nous avions envie de retourner au village pour voir comment a évolué le projet, les remercier de toutes les joies que nous avons partagées et leur dire un dernier « Namaste » et cela fut un réel plaisir de retrouver toutes les personnes plus motivées que jamais :

  • la vingtaine de fileuses qui se retrouvent bien tous les jours pour partager leur savoir-faire, rencontre très appréciée par tous car cela leur donne  un travail mais aussi un moment de convivialité
  •  le menuisier qui avait déjà réparé trois anciennes «  charkhas » et construit une nouvelle, en nous attendant pour savoir si cela convenait et prêt à construire les autres, en fonction des quelques modifications à y apporter (depuis les quinze rouets ont été faits)
  • la famille de Khadge, surtout ses parents, et les amis qui nous ont accueillis merveilleusement bien.

A notre départ, quand une femme nous dit : » Ne nous oubliez pas ! » elle peut être sûr de cela car nous savons que, maintenant, nous avons une autre famille et des amis de l’autre coté du globe.
Namaste                                                         «  Annie et Marc »

Calendrier 2013 des évènements où l’association « La Fibre Textile » sera représentée avec son projet « Pédaler pour la Paix » lien doc pdf

Projet d’échanges de savoir-faire textiles au Népal de la culture de coton natif, de sa transformation et de son utilisation
Kaldhar est un petit village situé à 900m d’altitude, à 68 kms de Katmandou ( 3 h de bus ) dans le district de Kavre, où la majeure partie des habitants sont de l’ethnie des Tamangs   ( mongols ) de religion bouddhiste. Les gens vivent d’agriculture ( riz, maïs, soja, lentilles, de légumes ) et d’un peu d’élevage ( buffle, chèvres, poules ). Ils vivaient en autonomie et depuis 40 ans seulement , ils ont accès à des produits importés tels que vêtements, savon… Jusque là, tout le monde fabriquaient ses propres vêtements  grâce à la culture du coton .
Depuis 15 ans, toute culture du coton et pratique du filage et du tissage, a disparu. Les rouets et les métiers à tisser sont encore dans chaque grenier mais voués à l’oubli.
Thuli et Dawa Lama, couple tamang, de 65 ans, vivent dans ce village. Leurs 2 fils ont eu l’opportunité de venir vivre en France. C’est ainsi, qu’ils ont pu profiter d’un voyage en France en 2012 ( 3 mois ).A cette occasion, ils ont découvert notre culture mais ont aussi pris conscience de la richesse de leur propre culture grâce aux rencontres avec des membres de l’association « La Fibre Textile «  à Chinon.
En rentrant dans leur pays, ils ont décidé de regrouper  les anciens du village pour relancer la culture locale du coton, le filage et le tissage  pour transmettre aux plus jeunes ce savoir-faire qui est en train de se perdre.                                                                                                             
En 2013, le projet «  Pédaler pour la paix » de l’association « La Fibre Textile » soutiendra cette initiative qui permettra ainsi à cette communauté de perpétuer leurs traditions textiles  et participera au maintien de la biodiversité en développant ou rétablissement le culture et la valorisation du coton natif.

Carnet de voyage: La Fibre Textile en Mongolie

Oui, à Felletin les 13èmes Journées nationales de la laine ont accueilli beaucoup de monde !
La Fibre textile a intéressé plusieurs personnes appréciant la qualité des brochures pédagogiques, et la possibilité d'échanges multiples dans le domaine textile.
Sur une belle table Annie filait du yak sur la charkha, et tout autour avec plusieurs fileuses de « Faire et Fil » et d'autres amies nous filions des écheveaux colorés pour « Pédaler pour la paix ». Un peu plus loin Marc montrait l'âme des cordes...
Un voyage virtuel gratuit en Mongolie était offert en permanence sur l'écran d'ordinateur où Marc et Annie avaient mis les photos de leur voyage avec Annick en septembre, dans la coopérative d'éleveurs de yaks soutenue par notre projet de cette année. On y voyait au début un grand tas de gros rondins, d'où sortait peu à peu une fine charkha bientôt mise en œuvre par des femmes de la coopérative pour produire un beau fil de duvet de yak.
Dès qu'on quittait la table de la Fibre on voyait dans les deux gymnases beaucoup de matières et de travaux remarquables... et les tentations étaient fortes ! Beaucoup de dialogues entre exposants et visiteurs, amateurs, professionnels et associations...
On pouvait voir la « Valise pédagogique » sur la laine élaborée par ATELIER laines d'Europe après beaucoup de travail et d'échanges avec des passionnés du domaine, fabriquée par « Lana Corsa » :
http://atelier.laine.pagesperso-orange.fr/valise%20laine%20flyer.pdf
Beaucoup d'entraide entre les exposants, la chaleur humaine compensait la neige tentant sa chance dehors, l'Office du tourisme et les organisateurs on offert à tous un immense « Creusois » de plus d'un mètre de diamètre, œuvre d'art de pâtissiers felletinois...
MERCI à toutes les personnes qui rendent possibles tous les ans ces trois jours de si bonnes rencontres !

Et à Peillac que voyait-on les 3 et 4 novembre 2012 ?

TOUTES FIBRES DEHORS !Une manifestation bisannuelle passionnante,  organisée par l'association  « Textiles métiers d'art Bretagne » :

http://landes-de-cojoux.com/toutes%20fibres%20dehors.htm
Plus de 30 exposants, dont plusieurs membres de la Fibre textile, offraient au public nombreux et passionné un large éventail de talents et savoir-faire variés dans divers  domaines textiles : de la plante ou l'animal au vêtement, de la préhistoire à nos jours.
Et en prime, deux défilés de mode avec le concours de jeunes scolaires ou étudiants,
l'ensemble étant alimenté en partie par des réflexions sur nos pratiques en ces temps de mondialisation  : ferments d'espoirs, résumés sur la banderole accrochée au plafond du gymnase, portant l'inscription « TISSONS DES LIENS ».

Une solidarité en plus suite au Printemps des plantes de Combourg !
Quelques jours après la participation de "La Fibre textile" au Printemps des plantes le 29 avril 2012, un généreux visiteur de cette fête nous a offert de venir gratuitement prendre pour "Pédaler pour la paix" le poil/duvet que ses chameaux perdent à la sortie de l'hiver.
Avec Lucienne et Bev nous sommes donc retournés ces derniers jours dans la belle campagne proche de Combourg peigner trois chameaux (de la compagnie "les baladins de la vallée d'argent" ) :
la récolte permettra après un peu de nettoyage de filer de beaux écheveaux, elle sera partagée entre les volontaires aux prochaînes rencontres de ce printemps (Varaignes et Péré)...
Cela fait vraiment plaisir de recevoir de telles participations à notre projet !

La Fibre solidaire à Combourg - lien photos
C'est à l'invitation du Centre culturel de Combourg que notre association "La Fibre textile" a pu participer au Printemps des plantes de Combourg ( 35), le dimanche 29 avril 2012, avec notre projet « Pédaler pour la Paix ».
L'invitation nous est arrivée par Alice et Fred, membres actifs du Centre culturel, car ils avaient vu et entendu Marie filer et raconter les activités du groupe d'échanges "La Fibre solidaire". Et leur hospitalité nous a aussi offert l’occasion de vivre la veille, une rencontre très sympathique du groupe d’échanges «  Filage »...
Ce dimanche a été une journée très agréable et conviviale où nous nous sommes retrouvés huit membres de l’association, enthousiastes pour animer un grand stand très diversifié : Consuelo, proposant aux enfants de réaliser des kumihimo…Isabelle et Annick, initiant les visiteurs à la teinture végétale…Odile, expérimentant le fuseau corse…Annie, filant le coton natif du Pérou avec ses charkhas…Lucienne , Bev et Marie, filant avec leur rouet en expliquant le projet de solidarité que nous soutenons cette année et ainsi faire découvrir la coopérative d’éleveurs de yacks de Mongolie…
La pluie et les bourrasques n’avaient pas découragé les visiteurs de ce 11ième Printemps des plantes avec lesquels nous avons beaucoup échangé et créé de nouveaux liens dans une ambiance très chaleureuse. Un grand merci aux organisateurs très disponibles et attentifs au bien être de chacun qui n’ont pas ménagé leur peine et qui avaient proposé une programmation très riche avec des spectacles, des expositions et beaucoup de stands dédiés à l'information et à la découverte dans le domaine de l'écologie et du commerce équitable.
Marie et Annie

Notre projet « Pédaler pour la Paix » : Il s’agit de pédaler sur nos rouets pour filer des écheveaux et les vendre au profit du maintien de l’artisanat textile dans des communautés ayant besoin d’être aidées pour se développer par la continuité de leurs savoir-faire textile.

L’idée est venue en 2009 à la suite de la démarche d’une adhérente, fileuse, Marion Gauvin, dont le fils et un ami de celui-ci avaient décidé de faire un périple à vélo entre Oslo et Pékin afin de récolter des fonds pour une ONG, Eurasia Fondation, dont l’objectif était de favoriser le travail de jeunes entrepreneurs au Tadjikistan. Marion sensibilisée par leur démarche a décidé de s’y joindre en pédalant sur son rouet et vendre ainsi le même nombre de kms en fil au profit de cette ONG. Elle a fait part à La Fibre Textile de son idée et les membres du groupe filage se sont rapidement joints à ce projet. Pédaler pour la Paix était né.
Un des projets était d’aider un atelier de couture, de broderie traditionnelle avec une initiation à la comptabilité à Dushabé au Tadjikistan, afin d’aider les femmes à être autonomes. Cette aide a permis à deux jeunes femmes Tadjikes de venir à leur demande en France en 2010 afin de présenter leur travail artisanal et voir comment nous travaillons.

En 2010, nous avons filé et vendu des écheveaux au profit du maintien d’un savoir faire textile de la petite communauté Yaneshas à Loma Linda en Amazonie péruvienne. Ce projet était initié par Annie Erens qui s’est plusieurs fois rendue au Pérou et qui connaissait ce lieu et ses habitants. L’argent récolté a permis d’acheter du matériel de filage afin que cette communauté puisse continuer à pratiquer chez elle son activité artisanale traditionnelle.

En 2011 :Pédaler pour la Paix et le Roumois pour l’Afrique !

Le projet sera piloté par Isabelle Normand, adhérente de La Fibre Textile, et qui a eu l’occasion de rencontrer Hélène et Michel Verlant aux différentes journées de N’en Jetez plus à Thuit-Hébert. Isabelle y tient régulièrement des stands de teinture ou de filage. L’idée est venue de vendre nos écheveaux pour le Roumois pour l’Afrique à destination d’un atelier, d’un lieu textile africain dans la région de Kpalimé au Togo que nous pourrions, même modestement, aider par les fonds récoltés et selon les besoins. Au-delà, La Fibre Textile, dans son esprit d’échanges est intéressée par un partage des savoirs textiles entre l’Afrique et La Fibre Textile qui pourrait se mettre en place suite à ce projet.

 

« PEDALER POUR LA PAIX » à Routot dans l’Eure
Le 12 juin 2011,

Le temps était bien gris, bien venteux, voir pluvieux sous la halle de Routot. C’était le Festival du Lin en partie cette année orienté vers l’Afrique avec défilé de mode de lin sénégalais. L’Association Le Roumois pour l’Afrique avec laquelle La Fibre Textile collabore en 2011 était présente. Michel Verlant et son épouse Hélène ont accueilli notre présence pour venir filer pour aider les tisserandes du Togo.

En fait j’étais seule car en ce dimanche de Pentecôte, il n’est pas trop simple de se libérer. Je me suis donc installée avec nos beaux écheveaux et rouet près de l’étal coloré et chaleureux d’Hélène et malgré cette mauvaise météo, je me suis sentie bien au chaud ! Les écheveaux se sont bien vendus et il va falloir songer à renflouer le stock ! A ce sujet, les touts petits écheveaux (chutes de bobine de rouet par exemple…) se vendent bien. Donc si le temps nous manque n’hésitons pas à attacher les étiquettes sur de touts petits écheveaux et filons bien entendu de beaux et gros écheveaux dès que nous le pouvons.

Le prochain rendez-vous de vente avec la présence de l’Association Le Roumois pour
l’Afrique sera le :
4 septembre 2011 au marché artisanal de Bosc Roger en Roumois dans l’Eure.
Si vous êtes intéressés pour y participer n’hésitez pas à me contacter. Je peux également héberger quelques personnes :
Isabelle NORMAND
normandisabelle@sfr.fr
02 32 59 07 54

A nos rouets et fuseaux pour aider les tisserandes togolaises à restaurer leurs métiers à tisser afin que leur savoir faire puisse perdurer et se transmettre.


Voici les prochaines dates et lieux de vente de nos écheveaux filés pour PEDALER POUR LA PAIX pour les tisserandes togolaises :

- le 12 juin à la Maison du Lin de Routot dans le cadre du Festival du Lin.

- le 4 septembre à Bosc Roger en Roumois dans le cadre d'un marché artisanal.

L'association Le Roumois pour l'Afrique avec laquelle nous collaborons cette année 2011 sera présente à ces trois manifestations.

Opération " Un rouet pour Madagascar"

 

Les 3P, solidaire de l'association suivante:
http://le-roumois-pour-lafrique.blogspot.com/

Bonjour à tous les membres du groupe filage et d'ailleurs,
Je vous transmets ci-dessous un petit texte sur la présence de Pédaler pour la Paix à l'occasion de la Fête de la tonte et de la Laine à la Bergerie Nationale de Rambouillet les 26 et 27 mars derniers :
La fête a commencé le samedi à 12h. Marie-Sylvie, toujours dans l'organisation de cet événement printanier, avait mis à notre disposition grilles et tables et nous avions pu dans la matinée aménager un petit espace "Pédaler pour la Paix" avec de jolis tissus indigos, les photos des tisserandes togolaises, les informations sur le Roumois pour l'Afrique. Trois tables furent assemblées pour y disposer les écheveaux. Les visiteurs pouvaient ainsi à loisir regarder, toucher, comparer des textures et poser des questions. Marie, Annick, Frédérique, Rose et moi-même composions le cercle des fileuses. Frédérique avec beaucoup de dynamisme et de constance a initié les personnes intéressées au filage au rouet et au fuseau. Rose et Annick ont fait des démonstrations de filage au rouet. Rose filait un mohair si beau dans son aspect bouclé et vaporeux mais difficile à filer! Annick filait un poil de yak brun de Mongolie provenant d'un élevage soutenu par Vétérinaires sans frontières afin d'aider les éleveurs à améliorer leur cheptel et à vivre sur leur terre. Marie tout en filant également du poil de yak incitait les visiteurs à toucher le poil en touffe en expliquant sa provenance et son utilisation actuelle dans notre projet pour aider au maintien du savoir-faire des tisserandes africaines.

Quand à moi-même, j'étais derrière le comptoir formé par les trois tables chargées d'écheveaux, filant au fuseau, renseignant les personnes et assurant la vente qui a rapporté 218€91 à l'issue des deux journées.
Les nombreux visiteurs formaient un public familial avec beaucoup d'enfants. Petits et grands venaient à la découverte de la laine. Nous ne sommes pas peu fières d'avoir été si convaicantes pour recueillir cette somme de la part d'acheteurs découvrant pour beaucoup le travail des fibres.
Ce fut l'occasion également de parler de La Fibre Textile, de son site, de fournir quelques dépliants de notre association.
D'autres manifestations suivront pour vendre nos écheveaux, leur quantité doit être maintenue, surtout que parfois il y a plusieurs pôles de vente en même temps et que nous devons partager les écheveaux. Vous pouvez les adresser à mon adresse suivante :
Isabelle NORMAND - 33, Alllée du Roule - 27430 - St Pierre du Vauvray
Tel : 02 32 59 07 54.
Je vous dis à très bientôt, avec toute mon amitié,
"Les fileuses tiennent à remercier La Bergerie Nationale pour lson accueil et Marie-Sylvie Auffret pour sa participation à l'organisation."
A nous rouets et fuseaux pour la paix,